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November 29 Je vous autorise à posséder un gorille en peluche
et à lui planter des grandes aiguilles partout.
M'en fiche, crois pas à la sorcellerie.
(la sauvegarde de cette permission n'est pas nécessaire,
je n'ai rien contre l'acuponcture). November 28 C'est triste quand même, d'en être réduit à cette extrémité !
"J'ai fait l'amour avec la mer" Véronique Jeannot
Si-si, c'est vrai; voici la vidéo:
Vous avez des nouvelles d'elle, pas revue depuis.
Consternant!
Vais me faire "allumer" par monsieur Albert avec des billets comme ça!
.... mourir ce jour- là. La veille ou le lendemain, mais pas le 20 .
"Ma grand-mère n'était pas dangereuse".
Décédée lundi 17 dernier à 97 ans, la grand-mère de Claude B. fut interdite de circulation
de Montrichard à Orléans pour ses obsèques en raison de ... :
la venue à Montrichard de ... Nicolas SARKOZY .
Pour des raisons de sécurité.
Tous ses enfants, petits-enfants, arrière et arrière-arrière petits-enfants venant de
Belgique, du Lot & Garonne, du Finistère, de l'Aisne, l'Yonne, la Côte d'Or, le Gard
et la région parisienne ont dû (ou n'ont pas pu) décaler leur venue à la cérémonie.
Interdiction permettant d'éviter tout problème, parce qu'il n'y avait pas de policier
municipal ce jour-là, pris par d'autres occupations.
Article paru dans la Nouvelle République (la bien nommée) du mer. 26 nov.2008 Les mollets et les pieds complètement lacérés, déchiquetés,
la femme de Philippe Candeloro aurait souhaité qu'il quitte
ses patins avant de lui faire l'amour. November 27 Vous êtes d'accord avec moi?
Oui, mais comment?
Bein, y a qu'à ...! November 26 "atmosphère ... atmosphère?":
lecteur vidéo , pour ceux qui sont nés avant 68 (ou après, pour ceux qui veulent).
Pour y arriver, cliquer gauche sur suite, blog, archive déc. 2007, descendre ...
Ca nous rajeunit, le noir & blanc. 
France Inter, n'écoutez plus la différence
Y en a une que j'aime bien (!!!) en ce moment:
"l'improvisation, avec TGV", dite par Fabrice Luchini.
J'l'aime bien lui, mais qu'est-ce qu'on f'rait pas pour vivre.
Vrai que ces temps-ci, vaut mieux savoir improviser;
entre mauvaise com. dans les gares sur le trafic les jours de grève, pannes,
incendies dans les tunnels ....
Mais ça y est, z'ont trouvé les saboteurs: des éleveurs de chèvres et de moutons
vivant en communauté à Tarnac (Corrèze). A mon avis, doivent même avoir des
complices à la maison de retraite de la ville.
November 24 J'vous mets des belles mélodies et vous, vous les écoutez même pas!
C'est pas un sondage, c'est une engueulade!
Le bleu pour les garçons, le rose pour les filles.
Si vous n'aimez pas, dites-le moi. Ca ne changera rien, mais au moins je saurai. November 23 Mon amie est allée au salon de la BD; elle m'a offert ce cadeau dédicacé.
J'ai beaucoup apprécié. Merci beaucoup à elle.
.
Ce n'est presque pas une caricature des rapports humains de notre ère moderne.
>DIJON, 21 nov 2008 (AFP) - 17h38
Amora Maille: le maire de Dijon veut rencontrer la direction
Le sénateur-maire (PS) de Dijon, François Rebsamen, a indiqué vendredi qu'il voulait rencontrer "dès la semaine prochaine le préfet et la direction du groupe" afin de chercher une solution pour sauver l'usine de moutarde du groupe Amora Maille (Unilever). Après avoir reçu les délégués syndicaux à qui il a manifesté sa totale solidarité, il a affirmé son intention "de travailler" à la recherche de solutions pour conserver "ce fleuron" économique "dans le giron du Grand Dijon". Pour le sénateur-maire "il faut qu'Unilever nous explique sa stragégie qui consiste à fermer une entreprise qui fait 22 millions d'euros de bénéfice à l'année", a-t-il affirmé lors d'un point presse. "Après le choc et le traumatisme de l'annonce (de fermeture) jeudi soir, on se sent extrêmement soutenus notamment par les habitants du quartier (de l'usine de Dijon) qui sont venus spontanément nous assurer de leur solidarité", a déclaré M. Dubois à la sortie de la réunion à la mairie de Dijon. Les élus syndicaux ont également l'intention d'interpeller la direction d'Unilever France, lors de la réunion du comité de groupe qui se tiendra "mercredi 26 novembre à la maison de la Chimie à Paris", a précisé le responsable FO. Jeudi la direction d'Amora Maille a annoncé la fermeture de deux sites de production de son groupe, dont celui de son usine historique de Dijon, d'ici le 31 décembre 2009, et la suppression de 296 emplois, selon les syndicats, 265 selon la direction.
>DIJON, 19 nov 2008 (AFP) - 15h32
Fin de la lingerie Dim
Fin de la lingerie Dim: la prime de 1.000 euros "est insuffisante". Le fabriquant de lingerie et de collants Dim a annoncé fin octobre qu'il arrêtait au 31 décembre 2008 la production de lingerie à Autun (Saône-et-Loire), son unique usine en France, pour la "regrouper" en Roumanie.
Henkel ferme deux sites en France
Les salariés de Henkel défilant dans les rues de Cosne-sur-Loire (archives)© France 3
Le lessivier allemand Henkel a annoncé la fermeture de cinq sites en Europe dont deux en France
Les deux sites français sont Châlons-en-Champagne (Marne) et Cosnes-sur-Loire (Nièvre).
Leur fermeture va provoquer la perte de 478 emplois au total.
Ces réductions d'emplois, annoncées lors d'un comité de groupe européen à Düsseldorf vendredi, ont été rendues publiques dimanche par les syndicats.
Henkel prévoit de fermer les sites de production situés à Kleve (Allemagne, 137 emplois), Mezzago (Italie, 74 emplois), Newark (Grande-Bretagne, 39 emplois), Cosnes-sur-Loire (France, 166 emplois), et Chalons-en-Champagne (France, 62 emplois).
Suis un peu goujat quand même: on m'invite, j'y vais pas.
Pas envie, pas envie ...
Vous me voyez, moi, gorille sauvage entrer de mon plein gré dans le zoo de Beauval
pour écouter Sarko parlant à la France profonde comme s'il s'adressait à des demeurés
(si-si, je vous jure, j'ai entendu un extrait de son discours). Ils ne m'auraient jamais
laissé ressortir avec ma tête léoferresque d'anarcho-autonome tendance dure,
m'auraient mis en cage. Bon, ok; pas longtemps, je m'en serais échappé;
mais je n'ai plus de temps à perdre, trop vieux!
Une noix de coco dans la tête, que je lui aurais mis.
Nicolas Sarkozy à Montrichard le 20 novembre
Nicolas Sarkozy© France 2
Déplacement sur le thème " la politique industrielle et du fond stratégique d'investissement "
Visite du Président de la République Le jeudi 20 novembre 2008 à Montrichard "41"
Programme du déplacement 11 H 00 Arrivée de M. le Président de la République sur le site de l'entreprise DAHER (équipementier aéronautique) 11 H 30 Rencontre avec les salariers de l'entreprise. 12 H 00 Discours sur le fonds stratégique d'investissement. "salle culturelle de Montrichard" Le chef de l'état sera accompagné par Mme Christine Lagarde ministre de l'Economie et de l'industrie et de l'emploi. de M Luc Chatel sécrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation, Porte parole du gouvernement et M Hervé Novelli Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services.
20 milliards, au lieu des 100 promis fin octobre. Nicolas Sarkozy a dû revoir ses ambitions à la baisse. Le chef de l’Etat a tout de même annoncé aujourd’hui la mise sur pied d’un fonds stratégique d’investissement, destiné à soutenir les entreprises françaises pendant la crise.
“Nous souhaitons faire de la crise une opportunité pour le développement. (...) puisque les banques sont frileuses et n’investissent pas, nous, on financera”, a résumé Nicolas Sarkozy.
Ben voyons! On croierait entendre la mère Denis sur sa tornade blanche.
Pour l’heure, la première entreprise qui bénéficiera formellement de ce nouveau fonds d’investissement sera Daher,
une entreprise du Loir-et-Cher qui fabrique des pièces pour l’aéronautique et le nucléaire - et que Sarkozy a visité ce matin.
85 millions d’euros y seront injectés.
DAHER, EADS même groupe. Ses potes; alors vous pensez, la moutarde et les collants ...
Si c'est pas du foutage de gueule, ça!
Comprends pourquoi Montrichard (Loir & Cher), une bourgade où les corbeaux
passent sur le dos pour ne pas voir la misère, plutôt qu'à Dijon, par exemple.
L'aurait pas manqué de se prendre des tartes à la moutarde dans la tête, not' cher prez.
Pas complètement idiot quand même!
Quand j'étais petit, ma mère achetait Amora, la moutarde. C'est nous qu'on choisissait le
verre, chacun notre tour, avec mon petit frère; parce qu'il y avait des personnages de BD
imprimés dessus: Mickey, Donald, Lucky Luke, etc .... Fallait attendre trois mois pour son tour,
pas question de se faire des tartines de moutarde pour essayer de raccourcir le délai, sinon
on se prenait une torniole et on faisait pas le 111 (enfance maltraitée) après; parce que le père
n'aurait pas manqué de nous remettre la deuxième couche en rentrant, et de toute façon,
le premier téléphone était à 4km. Alors vous pensez, Amora, pour moi, c'est sentimental.
Il n'y a que Maille qui Maille; j'achète ça comme vinaigre; le plus cher, faut être con.
Ben, suis con! Sentimental con! En plus, j'ai bossé en face d'Amora à Dijon, deux jours;
un chantier pour un client: Wintrop, vous savez, les pastilles vertes Valda,
quand on a la gorge qui râcle un peu après une bataille de boules de neige sans gants bien sûr!
Eh ben, y a un peu de moi dedans, je devrais dire dessus: la machine, c'était pour orienter
le sleeve, le manchon de film plastique imprimé avec tout marqué dessus qui est enroulé sur la boîte
et que la marque doit se trouver sur le devant, quand on l'ouvre; pas derrière ou sur le côté;
devant, j'vous dis! Qu'est-ce qu'on peut se faire suer pour des gens malades, c'est pas croyable!
En face de Wintrop, eh ben Amora. Enfin Maille, c'est pareil. Ch'savais pas moi, avant.
C'était en 1992. Avant qu'Unilever mette des billes dans la moutarde
en 2000. Faut se méfier de la lessive qui lave plus blanc que blanc, les gars!
Huit ans après, ils nettoient tout, et vous dehors. Les Amora, les Maille qui Maillent, je vous aime bien.
Je suis de tout coeur avec vous. Courage. Salutations révolutionnaires!
J'ai toujours eu une dent contre la lessive, par contre. Ca date de Bonux, avec le cadeau à l'intérieur.
Ma mère achetait Omo, qui lave mieux que le cadeau à l'intérieur.
"Eh! M'man, c'est la même la lessive. Unilever, c'est marqué en tout petit sur le paquet
d'Omo qui lave plus blanc et sur le Bonux avec le cadeau dedans! Tu t'es fait blouser M'man!"
Et nous privés de déssert, comme quand on revenait de la mine avec mon grand frère cette fois;
tout crottés, parce qu'on descendait par un évent qu'on avait découvert avec grand frère.
Quand on est descendu, qu'on a trouvé les rails, qu'on a suivi, qu'on a trouvé les wagonnets
avec les obus, les caisses de munitions, les grenades quadrillées (des vraies bien sûr,
la mine avait dû servir de planque pendant la guerre), ça nous a changé
de nos pistolets en bois qu'on se faisait nous-mêmes en nous entaillant un peu les doigts,
qu'on n'allait pas aux urgences, qu'on roulait dans notre mouchoir qu'on mettait dans notre poche,
qu'on n'osait pas sortir notre main pour manger les petits pois sauce Amora.
Qu'on craignait de s'en prendre une de plus. Parce ce que la M'man, l'était
pas super heureuse de nous voir jouer à la guerre avec des vraies grenades;
elles les prenait, les jetait au plus loin qu'elle pouvait; privés de déssert, et le soir, avec mon
père et la lampe de poche, on allait à la chasse aux grenades, qu'on allait faire péter
à la carrière le jeudi suivant. Avec le père, bien sûr! "Vous avez trouvé ça où?"
"Comprends pas, qui disait à ma mère, l'entrée de la mine est bouchée".
Y avait le barrage du Pont du Roy aussi; quarante mètres de vide d'un côté,
quarante mètres de fond de l'autre, et bien sûr, sans savoir nager.
Bon, des fois, on se faisait un peu engueuler par le mec d'EDF, quand il nous voyait.
Mais on aimait bien la vue de la digue, avec grand frère.
L'escalade à mains nues et en short des carrières de marbre de Comblanchien;
la cicatrice au genou gauche, c'était là; ça coupe, le marbre!
Depuis, j'ai fait la paix avec Bonux. Pour ma grande fille, quand elle était petite,
c'est moi qui allais faire les courses, pour soulager la maman. J'achetais Bonux,
me faisais engueuler parce c'était Ariel qui fallait (mais comme j'aime pas BHL ..., y avait plus d'Ariel)
et avec la mouflette, on montait le petit cadeau en plastique, qu'elle scratchait un
quart d'heure plus tard. Mais pas grave, c'est fait pour ça! Et la môme qui guette
la hauteur de lessive qui reste dans le paquet quand elle va prendre son bain,
qu'en a peut-être mis dans l'eau du bain pour avoir plus vite le prochain cadeau,
eh ben ça s'appelle la vie. Le plus important, c'est d'être pas mort.
Sarko, l'homme ne le devient que lorsqu'il joue. T'as pas dû assez jouer
quand t'étais p'tit. Mais je ne laisserai pas jouer avec la démocratie, la liberté,
l'image de la république et de ses valeurs. Le respect de l'autre en est une.
Parce que nous nous lancions les grenades sans les dégoupiller.
Pour ça qu'on n'est pas morts. La conscience ça s'appelle. La lucidité.
La notion du danger. Alors, ta politique sécuritaire, elle me fait gerber.
La dernière fois que j'ai vu des chiens "policiers", c'était y a quinze jours:
"Ne vous approchez pas du chien, monsieur.
- Ne vous inquiètez pas monsieur, il n'a pas peur de moi, je lui réponds. On cause".
Y avait plus d'humanité dans l'oeil du chien que dans la voix du maître. Je n'ai pas peur.
Ta politique néo-libérale fascisante, qui bafoue l'individu, qui me répugne, j'y suis opposé.
Toi, Sarko, tu te moques du peuple, et ça, j'aime pas!
"Va y avoir du sport, mais moi j'reste tranquille,
va y avoir du sport, mais moi j'reste tranquille,
la colère gronde, mais moi j'reste tranquille,
Il va y avoir du sport ..." chanson du groupe Silmarils.
Je ne vous mets pas le clip, pas bon.
Citation du jour:
Le bruit des bottes est l'écho du silence des pantoufles.
Va falloir bouger, les gars; avant qu'il soit trop tard.
November 21 Pour le duo, mettre le curseur à 17mn30 "Roméo & Juliette"
"c'est du lourd!" Abd Al seul, au début de la vidéo.
Deux copains arpentent les rues de la ville; l'un d'eux, bègue, dit à son ami:
"Oh, t'as- t'as -t'as v v v uuu la la Fé Fé Ferrari?
- Oui, je l'ai vue".
Un peu plus loin:
" Re Re Rega a arde à dr dr dro oua oua oite, la na na na, su su supeeeerbe!
- Ouais, je l'ai vue".
Trente mètres plus loin ...:
"T'as as aaaas v v vuuu?
-Oui! J'ai vu.
-A a alors, pou pourq q quoi t'as marché d'dans?"
Une fille, à son ami:
"Tu m'aimes?
- Je suis dingue de toi, et toi, tu m'aimes?
-Non, pas trop!".
Ca calme.
C'est la fatigue! J'vous dis, trois jours ne seront pas de trop!
Vous êtes prévenus, je ne souleverai pas une paille; parole de descendant de Corse!
Même pas vrai pour la fatigue... je pète la calamine!
Une manif, à Bastia: "On veut du boulot. On veut du boulot ..." (avec l'accent).
Un boulanger arrivant de métropole, récemment installé recherche un mitron;
sort dans la rue, interpelle un manifestant:
Eh, jeune homme, j'ai du boulot pour toi; viens par là ...
- Fant de chichoune va, on est quatre mille à défiler, et c'est sur moi que ça tombe!". November 20 Demain, verdict dans le procès des FLNC ayant fait intrusion chez Clavier cet été.
Ils risquent gros: Obligation de visionner le DVD du dernier film de l'acteur.
Purée, je ne voudrais pas être à leur place!
... de la mouvance des anarcho-autonomes.
Pour ça que la nuit, quand quelqu'un s'apprête à me croiser sur le même trottoir,
... je traverse; je sens bien la psychose; pas envie d'effrayer qui que ce fût.
Y a guère que la p'tite Charlotte qui n'ait pas peur, m'adresse un petit sourire malgré la fatigue
(elle est serveuse en bas de mon cocotier) quand elle me croise à 02Hoo du mat' en rentrant chez elle.
Et ceux qui m'aiment (une petite demi-douzaine).
Anarcho-autonome, pas canal historique ni mathématique; travaux pratiques. Je revendique!
Ecole des métiers du Gers - lundi 17 novembre 2008, 10h30; le prof raconte:
"Je fais cours; soudain la porte s'ouvre; sans prévenir, quatre gendarmes décidés entrent,
suivis d'un maître-chien affublé de son chien. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente.
Sans préambule le chien est lâché dans la salle de classe; les élèves sont extrêmement surpris.
Je pose une question aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible;
on ne me répond pas; j'insiste; on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise;
les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde et menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un
gendarme referme immédiatement, péremptoirement. Le chien court partout, mord le sac d'un élève
à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre, terrorisé, sur des casquettes, des vêtements.
L'animal semble détecter un produit suspect dans une poche et là encore on demande à l'élève de sortir.
Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Les sacs sont vidés dans le couloir,
on fait ouvrir les porte-feuilles. Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et auront duré
plus d'une heure. Une trentaine d'élèves suspectés sont envoyés dans une salle pour complèter la fouille.
Certains se retrouvent en caleçon, dont quelques-uns mineurs. Dans une classe de BTS,
le chien fait voler un sac, l'élève en ressort son ordinateur cassé. On lui dit en riant
qu'il peut toujours porter plainte, ailleurs on aligne les élèves devant le tableau.
Aux dires de ceux-ci et du prof, le maître-chien dit: "Si vous bougez, il vous bouffe
une artère et vous vous retrouvez à l'hosto".
Allées et venues incessantes dans les couloirs, des gendarmes sont postés devant les classes.
J'apprendrai par la suite qu'aucun évènement particulier dans l'établissement ne
justifiait une telle descente.
La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves; ils m'interrogent, je reste sans voix.
Aucune explication de la direction, pour le moins très complaisante.
Je comprends comment jadis des gens ont pu se laisser raffler et se laisser conduire
à l'abattoir sans réagir. L'effet-surprise scie les jambes.
Au delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes,
très impolis, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS
en disant "salut les filles", alors que bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant
d'avoir bien caché leur came et abusé leur chien. A vrai-dire des marlous, des vrais durs
n'auraient pas agi autrement. C'est en France, dans une école en 2008. je me dis que ces gens-là,
les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, ils devraient être
des guides lucides et conscients;
au lieu de ça, investis d'un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys,
ils terrorisent les jeunes, ils sont comme des chiens. Je veux que ça se sache, ça arrive
chez nous, dans nos écoles, en 2008 et c'est franchement inadmissible.
Voilà, je suis professeur qui ne manque pas de faire de la prévention contre la drogue.
Merci."
Récit entendu sur une radio nationale à 15h06 hier; j'ai "podcasté" l'émission pour réécouter,
pas sûr que j'étais de ne pas être en plein sommeil. Si vous voulez le lien, je vous le trouverai.
Un peu choqué, le prof!
C'est pour quoi, la grève de demain? Moi, suis pas enseignant, pas scolarisé, mais je vais faire jour blanc
par simple solidarité; m'en fous de ne pas dormir, parce que je veux dormir sur mes deux oreilles
quand je décide de dormir. La moindre des choses qu'on leur doit, c'est la solidarité pour leurs revendications.
C'est la France entière qui devrait être dans la rue demain, avec tous les fonctionnaires
des services publics, de l'hôpital. Les gens du privé, les retraités, les chômeurs et futurs exclus, la police et la
gendarmerie: les bons; pas les gros cons qui s'imaginent qu'ils sont de l'autre côté, du bon côté.
Suis contre la "démocratie" version Sarkozy; "l'éducation"" version Darcos;
"la circulation des individus" version Hortefeux; la "santé" version Bachelot; la "justice" version Dati;
les "finances publiques" version Lagarde; etc .........
Inadmissible! Dire que 53% ont voté ça; tout le monde a droit à l'erreur au moins
une fois. Mais qu'une fois.
November 18 Etant fermement opposé à la peine de mort,
et pour prolonger le billet "Quand ch'rai mort" (archive oct. 2007),
je demande à ceux qui m'aiment de prévoir des habits de fête
colorés pour ce jour-là, celui de ma promotion.
Danses, musique, chansons, histoires drôles,
plaisanteries de bon goût. De la prose de préférence.
Pas de discours bien-entendu. Normalement, je préparerai
tout, mais au cas où je serais pris de court ...
Un repas sera servi, il sera bon toutefois de se faire connaître auprès du comité
d'organisation dont je vous communiquerai les coordonnées, pour des questions d'intendance.
Les végétariens - végétaliens et iennes auront un menu adapté.
Pour ma carcasse, j'ai déjà indiqué comment s'en défaire dans le billet précité.
Quand à mon âme, de par concept n'en n'ayant pas,
il ne sera nul besoin de se soucier de son éternité,
quelques souvenirs cocasses feront l'affaire.
Ne supportant moi-même pas les obligations, vous ne serez évidemment
pas tenus de respecter mes desiderata,
mais je vous conseille fortement de ne pas les enfreindre
sous peine d'avoir à faire à d'autres gorilles non moins
sauvages pour l'occasion: mes enfants.
Objectivement, vous avez encore le temps, une bonne
vingtaine d'années pour vous organiser si pas de révolution en perspective,
un peu moins en cas d'accident de parcours (dénonciation calomnieuse,
banal accident de charette, maladie). Ne pas compter sur une canicule,
... mes origines du sud, j'y survivrai; ni sur un hiver très froid, j'ai grandi
dans des contrées assez rudes sur le plan climatique.
Voilà, je vous informerai de nouvelles formalités au fur et à mesure
de leur surgissement.
Bonne fin de journée à vous.
Un homme de moyenne taille, froid, pâle, lent, qui a l'air de n'être pas tout à fait réveillé.
Si on le juge en dehors de ce qu'il appelle "ses actes nécessaires "ou "ses grands actes",
c'est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain.
Il aime la gloriole, le pompon, l'aigrette, la broderie, les paillettes et les passe-quilles, les grands mots,
les grand titres, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Cet homme ternirait le second plan de l'histoire, il souille le premier.
Il y a maintenant en Europe, au fond de toutes les intelligences, même à l'étranger, une stupeur profonde,
et comme le sentiment d'un affront personnel; car le continent européen, qu'il le veuille ou non,
est solidaire de la France, et ce qui abaisse la France humilie l'Europe.
Ce n'est pas un idiot. C'est tout simplement un homme d'un autre temps que le nôtre.
Il semble absurde et fou parce qu'il est dépareillé. Transportez-le au seizième siècle en Espagne,
et Philippe II le reconnaîtra; en Angleterre, et Henry VIII lui sourira; en Italie, et César Borgia lui sautera au cou.
Ou même bornez-vous à le placer hors de la civilisation européenne, mettez-le, en 1817, à Janina, Ali-pacha lui tendra la main.
Seulement il oublie ou il ignore qu'au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves
de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu,
ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu'elles sont, hideuses.
Se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu'il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l'ambition.
Il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde;
il affirme, méfiez vous; il fait un serment, tremblez.
On est de son cercle intime; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n'y regarde pas de si près,
mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même; on élève des objections; il écoute, ne répond pas,
cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.
Il y a à sa table, dans son cabinet de l'Élysée, un tiroir souvent entr'ouvert. Il tire de là un papier, le lit à un ministre,
c'est un décret. Quelquefois avec la signature du ministre. Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l'inattendu, grande force; et, ne rencontrant
en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience,
il pousse son dessein, n'importe à travers quoi, n'importe sur quoi, et touche son but. Il recule quelquefois, non devant l'effet moral de ses actes, mais devant l'effet matériel.
Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement
d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que de la honte.
En attendant, depuis sept mois, il s'étale; il a harangué, triomphé, présidé des banquets,
pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue.
Dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci: habileté, sang-froid, audace, adresse,
affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme,
il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On se demande: comment a-t-il fait ?
On décompose l'aventure et l'aventurier, et, en laissant à part le parti qu'il tire de son nom
et certains faits extérieurs dont il s'est aidé dans son escalade, on ne trouve au fond de l'homme et de son procédé
que deux choses: la ruse et l'argent. Qu'est-ce que c'est que ce cauchemar-là ? d'un côté une nation, la première des nations,
et de l'autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation!
Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l'insulte, il la bafoue!
Extraits de "Napoléon - le petit" Victor HUGO. Pamphlet
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